Coauteur de “L'homme
qui a défié Babel“ (éd. L'Harmattan)
La présente étude a pris forme de manière tout à fait
inattendue. Un jour, en consultant le plan de La Roche-sur-Yon, mon regard
s’est porté sur un nom dans lequel j’ai reconnu un ami de l’idée de langue
internationale, puis sur un autre, et encore un autre. A partir du principe
selon lequel “quand il n’y en a plus, il y en a encore“, une recherche plus méthodique
s’imposait. Elle a conduit à un résultat finalement assez curieux, non dénué
d’intérêt. Dans cette page figurent, de A jusqu'à Z, tous les noms qui, à
quelque degré que ce soit, ont quelque rapport avec cette idée de langue
internationale, mais pas seulement eux. Même s’il ne s’agissait pas que d’amis
de cette idée, l’avis de personnes qui se sont exprimées, par exemple, sur la
langue française, méritait aussi d’être pris en considération puisqu’elle a,
elle aussi, longtemps joué ce rôle. Ce document sera sans doute d’une grande
utilité pour de semblables recherches dans beaucoup d’autres villes, pas
seulement de France, où l’on peut trouver ces même noms et bien d’autres
"du cru local". Il est fort possible que d’autres relations à cette
idée pourraient être trouvées à La Roche, et que certaines d’entre celles qui
apparaissent ci-après mériteraient d’autres précisions. Voici en tous cas une
base de travail en ce sens. Toute remarque à cet effet sera bienvenue.
Nouvelle version.
Il m'est paru utile, en mai-juin 2009, d'ajouter les
communes de Vendée où les mêmes noms, ou d'autres encore, existent. Beaucoup
d'entre eux peuvent être trouvés dans toute la France et même dans d'autres
pays.
Le nom indiqué en gras dans le corps du texte est celui qui
apparaît sur les plaques.
![]()
Adenauer (1876-1967)
En 1932, alors qu’il était maire de Cologne (Köln), le
futur chancelier allemand Konrad
Adenauer invita le 25ème Congrès Universel d’Espéranto à se tenir
l’année suivante dans sa ville. Il n’eut pas le loisir de le saluer en
personne. Ceux qui allaient mener le peuple allemand vers l’abîme et l’infamie,
vers les pages les plus sombres et les plus tragiques de son histoire, étaient
déjà là. Son arrestation par les nazis jeta la communauté espérantophone
allemande dans le désarroi et la consternation. Fait assez significatif et
assez évocateur de la situation : le congrès qui s’était tenu à Nuremberg
(Nürnberg) en 1923 avait accueilli 4963 participants, celui de Cologne seulement
950.
·
Passage Konrad Adenauer
Alain (1868-1951)
Professeur au lycée Henri IV, à Paris, de son vrai nom Émile
Chartier, le philosophe et essayiste Alain avait
écrit, le 5 septembre 1906 : “Apprenez-vous l’espéranto ? C’est
une langue aussi simple et aussi régulière que possible, qui s’écrit comme elle
se prononce, dont la syntaxe ne renferme pas de pièges, et dont les règles,
d’ailleurs peu nombreuses, ne souffrent aucune exception. Un Français, un
Anglais, un Italien, un Russe, l’apprennent avec la même facilité. Et,
quoiqu’elle soit simple, comme elle a prévu et défini toutes les relations
possibles entre les idées, elle sait tout dire ; elle parle théologie et
elle parle sentiment, elle traduit les images fortes de Shakespeare et les
regrets de Lamartine au bord de son lac; elle exprimera tout aussi bien les
subtilités de la casuistique et du droit; elle est capable de tout, puisque, si
l’on en croit des gens compétents, elle n’a nullement déformé la “Monadologie”
de Leibnitz qui est, comme chacun sait, un prodige d’acrobatie.” Alain avait
par ailleurs son avis sur le français, sa langue maternelle : “Apprendre
le français, cela n’est point facile. Il ne m’arrive pas une fois sur dix de
dire exactement ce que je veux dire...”
·
Rue Alain
Ampère (1775-1836)
Autodidacte, doué d’une mémoire prodigieuse, le physicien,
mathématicien, chimiste et philosophe André Marie Ampère n’avait
que dix-huit ans lorsqu’il élabora, en 1793, un projet de langue philosophique
dans laquelle il rédigea quelques poèmes. Cette oeuvre ne fut jamais publiée,
et celui qui allait devenir un grand physicien ne s’occupa plus par la suite de
questions de langues universelle [1]. Curieusement, en
1802, il s’était fait connaître par un essai intitulé La théorie mathématique
des jeux du hasard. Or, c’est pour ses travaux sur ce sujet que
l’Allemand Reinhard
Selten, qui avait appris l’espéranto durant son adolescence, a reçu le Prix
Nobel de sciences économiques 1994 partagé avec deux Étasuniens.
·
Impasse Ampère
Autres lieux publics au nom d'Ampère
en Vendée :
1.
Rue Ampère, 85500 Les Herbiers
2.
Rue
Ampère, 85340 Olonne-sur-Mer
3.
Rue
Ampère, 85270 Saint-Hilaire-de-Riez
4.
Rue
Ampère, 85300 Challans, Vendée
5.
Rue
Ampère, 85130 Les Landes-Genusson
Arago (1786-1853)
Physicien, astronome et homme politique, François
Jean Dominique Arago avait
participé à une commission scientifique qui étudia le "Solresol" et rendit une
conclusion favorable. Mais la suite démontra qu’une telle langue ne pouvait
vivre. Le "Solresol" est un projet de langue musicale inventé par
Jean-François Sudre (1817-1866), instituteur à Sorèze (Tarn). Il s’agit d’une
langue basée sur des notes de musique et qui s’écrit sur la gamme. Bien que supérieur
à la plupart des projets imaginés par des philosophes, plus facile aussi, le
solrésol s’avéra finalement peu pratique et déclina très vite après la mort de
son auteur.
·
Boulevard Arago
·
Espace Arago
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Lycée professionnel François Arago
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Patinoire municipale, Complexe Arago
Autres lieux publics au nom
d'Arago en Vendée :
·
Rue Arago, 85270 Saint-Hilaire-de-Riez
Auriol (1884-1966)
Premier président de la IVème République, de 1947 à 1954, Vincent Auriol fut, en
1949, l'un des signataires individuels de la plus grande pétition de l'histoire
jusqu'à cette époque à l'échelle mondiale. Cette pétition, dont le texte suit,
fut remise le 2 août 1950 à 14h 30 à Lake Success au secrétaire adjoint de
l'Onu, Benjamin A. Cohen, avec les signatures de 895 432 personnes
individuelles, de 492 organisations représentant 15 454 730 adhérents, le tout
de 76 pays.
J'estime que le problème de la langue
internationale est, au point de vue pratique, un problème important que les
Nations-Unies devraient considérer comme une affaire sérieuse et urgente.
J'estime qu'une langue mondiale, qui aura
pour rôle de seconder les langues nationales, mais non les remplacer, est nécessaire
pour faciliter les relations entre les peuples et hâter le progrès social.
En raison de la diffusion générale de
l'ESPERANTO, la seule langue internationale qui ait fait ses preuves, je
souhaite que les NATIONS-UNIES aident de toutes manière à répandre l'usage de
cette langue, en préconisant par exemple son enseignement dans les écoles qui
possèdent les professeurs nécessaires, et son emploi dans le Tourisme, le
Commerce international et la Correspondance.
En 1959, en tant
qu'ex-président, Vincent Auriol patronna la célébration du centenaire de la
naissance du Dr Zamenhof qui, en 1960 fut célébré par l’Unesco comme "personnalité
importante universellement reconnue dans les domaines de l’éducation, de la
science et de la culture."
·
Rue Vincent Auriol
Autres lieux publics au nom de
Vincent Auriol en Vendée :
·
Rue Vincent Auriol, 85180 Château-d'Olonne
·
Rue
Vincent Auriol, 85520 Jard-sur-Mer
Bastié (1898-1952)
La célèbre aviatrice Maryse
Bastié prit conscience de l’utilité de l’espéranto lorsque, en
1935, elle se trouva en Russie face à des gens eux-mêmes surpris de voir sortir
d'un avion une pilote en talons hauts et bas de soie. Les quelques mots de
russe qu’elle avait appris et le dictionnaire ne lui furent d’aucun secours. “L’utilité
de l’espéranto pour les aviateurs n’est pas discutable, et s’accroîtra sans
cesse avec les progrès de l’aviation et l’interpénétration des peuples.” Elle
confirma son avis en 1947, se disant “depuis de longues années convaincue de
l’utilité de cette langue” et ajoutant : “Dans de nombreux voyages, j’ai
toujours souhaité l’emploi d’une langue internationale commune. L’espéranto,
simple et facile, devrait être obligatoire.”
·
Rue Maryse Bastié
Autres lieux publics au nom de
Maryse Bastié en Vendée :
1.
Rue Maryse Bastié, 85300 Challans
2.
Rue
Maryse Bastié, 85100 Les Sables-d'Olonne
3.
Rue
Maryse Bastié, 85170 Dompierre-sur-Yon
Belin (1876-1963)
Inventeur, en 1922, d’un procédé électromécanique de télétransmission
des images, Édouard Belin déclara,
après avoir découvert l’espéranto : "Après avoir constaté la
rapidité et la facilité de nos travaux obtenus par l’intermédiaire de l’ Espéranto,
je suis formellement résolu à apprendre cette langue."
·
Impasse Belin
Bergson (1859-1941)
Bien que sympathisant de l’espéranto, le philosophe Henri Bergson fut
dans l’obligation, en 1922, en tant que président de la Commission de Coopération
Intellectuelle Internationale de la Société des Nations, à Genève, d’appliquer
la consigne du gouvernement français qui lui demanda de faire barrage à
l’enseignement de l’espéranto et à son usage sur la scène internationale. Le
gouvernement d’alors était hostile à cette langue dans laquelle il voyait un
concurrent alors qu’elle représentait au contraire une planche de salut contre
l’invasion d’une langue dominante. La France paie aujourd’hui le prix de cette
erreur. L’écrivain Romain Rolland écrivit à ce sujet, et la suite lui donna
raison, que l’espéranto vivrait plus longtemps que cette commission et que la
SDN elle-même...
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Impasse Bergson
Blum (1872-1950)
Homme politique et écrivain, Léon Blum voyait
dans le socialisme une exigence de justice et de morale; opposé au courant
bolchevik, profondément humaniste, il ne pouvait ignorer l’apport d’une langue
telle que l’espéranto dans une telle démarche : “Je voudrais que, dans
tous les villages et dans toutes les villes, on enseigne l’espéranto, qui
serait un facteur pour l’entente des peuples et le plus sûr moyen pour
maintenir la paix universelle.”
·
Rue Léon Blum
Brandt (1913-1992)
Prix Nobel de la Paix 1971, chancelier de la République Fédérale
Allemande (RFA) Willy Brandt appartient
à la famille des hommes politiques d’envergure internationale qui ont apporté
un soutien moral à l’espéranto : “La diversité linguistique est l’un
des obstacles les plus importants sur la voie de l’amitié et de la compréhension
entre les peuples.
La langue internationale espéranto s’efforce depuis longtemps et avec succès d’éliminer
cette barrière. Les succès de l’espéranto sont reconnus par l’UNESCO. Que les
Nations Unies veuillent insister efficacement, pour que l’on poursuive l’oeuvre
commencée par le Dr Zamenhof. La coopération pour l’amélioration des relations
internationales doit être le grand devoir de tout homme politiquement actif. La
compréhension amicale entre les hommes de diverses nations facilite à la
politique l’accomplissement d’un grand devoir : faire avancer la paix.” [2]
A l’occasion du congrès
de SAT qui se tint à Augsbourg du 25 au 31 juillet 1970, il adressa ce télégramme
aux participants : “Aux participants du 43ème congrès mondial des
travailleurs espérantistes, j’adresse mes cordiales salutations. Je me réjouis
que ce congrès, à Augsbourg, rassemble de nombreux invités de pays européens et
non-européens. Le but de la compréhension pacifique à travers un concept
mondial et les frontières mérite le soutien de toutes les forces spirituelles
et politiques.”
·
Place Willy Brandt
Branly (1844-1940)
Professeur au Collège de France, le physicien Édouard
Branly fut
l’un des 42 savants qui, en 1924, émirent un voeu en faveur de
l’enseignement de l’espéranto, qualifié de “chef d’oeuvre de logique et de
simplicité”, et de son utilisation dans la communication
internationale. Voir : 1924 : 42 membres de l’Académie des Sciences
reconnaissent et recommandent l’espéranto
·
Boulevard
Édouard Branly
·
Lycée
Professionnels Édouard Branly
Autres lieux publics au nom de Branly en Vendée :
·
Rue
Edouard Branly, 85500 Les Herbiers
Clemenceau (1841-1929)
La mort du Dr Zamenhof , le 14 avril 1917, reçut un certain
écho à travers le monde. En France, Le Figaro, Le
Temps, L’Éclair, etc., lui consacrèrent des articles.
L’Homme Enchaîné (18 avril), dont Georges
Clemenceau était
fondateur et rédacteur en chef, publia cet hommage : “Ne laissons pas
partir sans un adieu cet homme de bonne foi, de volonté et d’apostolat... Il
passa sa vie à bâtir de toutes pièces une langue internationale, l’Esperanto,
qui a peut-être des chances, même après la mort de son créateur, de rester une
oeuvre vraiment vivante. Je m’empresse de dire que je n’ai point lu le fameux
Fundamento de Esperanto du Dr Zamenhof, ni les traductions qu’il a faites des
oeuvres de Molière, Shakespeare, Goethe ou Gogol. Mais je suis prêt à reconnaître
que l’Esperanto a des qualités de logique, de clarté, de simplicité et surtout
de facilité, qui donnent de la valeur et de la force... Son vocabulaire, bien
que restreint, est assez riche et assez nuancé pour s’assouplir à la rude
discipline de la traduction des chefs-d’oeuvre de toutes les littératures étrangères;
il est assez souple pour exprimer toutes les pensées humaines.”
·
Rue Georges Clemenceau
Autres lieux publics au nom de Clemenceau en Vendée
:
1.
Rue Clemenceau, 85670 Palluau
2.
Boulevard Clemenceau, 85300 Challans
3.
Rue Georges Clemenceau, 85180 Château d'Olonne
4.
Rue Georges Clemenceau, 85590 Les Épesses
5.
Rue Georges Clemenceau, 85210 Sainte-Hermine
6.
Promenade Georges Clemenceau, 85100 Les Sables-d´Olonne
7.
Rue Georges Clemenceau, 85200 Fontenay-le-Comte
8.
Avenue Georges Clemenceau, 85120 La Chataigneraie
9.
Rue Georges Clemenceau, Belleville-sur-Vie
10.
Avenue Georges Clemenceau, 85150 La Mothe-Achard
11.
Rue Georges Clemenceau, 85540 Moutiers les Mauxfaits
12.
rue Georges Clemenceau, 85520 Jard Sur Mer
13.
Maison de Georges Clemenceau, Jard-sur-Mer
14.
Rue Georges Clémenceau, Saint-Hilaire-de-Riez
15.
Rue Georges Clémenceau, 85190 Aizenay
16.
Rue Georges Clemenceau, 85190 Venansault
17.
Rue Georges Clemenceau, 85430 Nieul le Dolent
18.
Rue Georges Clemenceau, 85170 Les Lucs-sur-Boulogne
19.
Rue Georges Clemenceau, 85220 Saint-Révérend
20.
Rue Georges Clemenceau, 85560 Longeville-sur-Mer
21.
Avenue Georges Clemenceau, 85110 Chantonnay
22.
Rue Georges Clemenceau, 85400 Luçon
23.
Rue Georges Clemenceau, 85120 Breuil Barret
24.
Rue Georges Clemenceau, 85420 Oulmes
25.
Rue Georges Clemenceau, 85220 Apremont
26.
Avenue Georges Clemenceau, 85330 Noirmoutier en L'Ile
27.
Place Georges Clemenceau, 85220 Coëx
28.
Rue Georges Clemenceau, 85600 Montaigu
29.
Rue Georges Clemenceau, 85770 Vix
30.
Rue Georges Clemenceau, 85510 Le Boupère
31.
Rue Georges Clemenceau, 85310 Nesmy
32.
Rue Georges Clemenceau, 85390 Bazoges-en-Pareds
33.
Rue Georges Clemenceau, 85150 Vairé
34.
Rue Georges Clemenceau, 85170 Saint Denis la Chevasse
Colette (1873-1954)
Sidonie Gabrielle Colette partageait avec Alain
son avis sur la difficulté du français : “C’est une langue bien
difficile que le français. A peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu’on
commence à s’en apercevoir”, ce qui montre qu’une langue maternelle aussi
difficile convient mal pour jouer le rôle de langue internationale équitable
pour l’ensemble de la population mondiale.
·
Rue Colette
Condorcet (1743-1794)
Philosophe, mathématicien, économiste, membre de l’Académie
Française, Marie
Jean Antoine Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet, se
pencha sur le problème d’une langue philosophique en 1774. Il exprima ses idées
à ce sujet dans Esquisse d’un tableau historique des progrès de
l’esprit humain : “Un des moyens qui devait
puissamment aider à l’avancement des sciences était l’institution d’une langue
universelle, laquelle, en exprimant toutes les nuances de la pensée avec une
exactitude parfaite, prêtera une rigoureuse précision à la connaissance des
faits et rendra la connaissance de la vérité facile, et l’erreur presque
impossible.”
·
Impasse Condorcet
Defferre (1910-1986)
Maire de Marseille, député, homme politique, Gaston
Defferre fut signataire, avec le groupe socialiste, des radicaux de
gauche et apparentés, de deux propositions de loi en faveur de l’enseignement
de l’espéranto dans l’enseignement secondaire et l’enseignement supérieur supérieur
comme langue facultative (1975), puis comme langue à option (1979). Voir en
section "Documents" Propositions de lois présentées en faveur de
l’enseignement de la Langue Internationale Espéranto
·
Boulevard Gaston Defferre
De Gaulle (1890-1970)
Le Président de Gaulle n’eut
pas le temps de reconsidérer un jugement superficiel formulé le 15 mai 1962,
lors d’une de ses conférences de presse : “Dante, Goethe,
Chateaubriand, appartiennent à toute l’Europe dans la mesure même où ils étaient
respectivement et éminemment Italiens, Allemands et Français. Ils n’auraient
pas beaucoup servi l’Europe s’ils avaient été des apatrides ou s’ils avaient
pensé et écrit en quelque espéranto ou volapük intégré” (vidéo INA).
Des ministres du
Mouvement républicain populaire (MRP)
avaient alors quitté le gouvernement en raison de cette attitude qu'ils avaient
estimée injurieuse envers l’idée d’une Europe supranationale.
C’est oublier que bien des grands hommes ont servi l’Europe en utilisant la
langue internationale, et même anationale, que fut le latin, sans renier la
leur, et que l’espéranto n’a jamais eu pour vocation de remplacer les langues
nationales sur leur terrain. Se donner l’air de connaître une chose et en
parler péremptoirement ne réussit pas toujours. Aveu d’ignorance ignorée et façon
de reconnaître “Je ne sais pas ce que c’est, mais j’en cause !”, en
France et dans d’autres pays, les arguments opposés à l’espéranto sont du même
tonneau et toujours formulés, sans démonstration ni preuves, dans des phrases
lapidaires ou des boutades. Faute d'avoir compris la vocation de l'espéranto
comme langue équitable, Charles
de Gaulle a préparé le terrain à l'anglais qui profite surtout aux plus
puissants des pays où il est parlé dans les domaines diplomatique, stratégique,
culturel, commercial, militaire, audio-visuel, etc.
·
Rue du Président de Gaulle
Autres lieux publics au nom de
Charles de Gaulle en Vendée
1.
Rue du Général de Gaulle, 85160 Saint Jean de Monts
2.
Rue Général de Gaulle, Chavagnes-en-Paillers
3.
Avenue Général de Gaulle, La Chataigneraie
4.
Rue Charles de Gaulle, 85260 Les Brouzils
5.
Place du Général de Gaulle, 85150 La Mothe-Achard
6.
Avenue Général de Gaulle, 85100 Les Sables d'Olonne
7.
Rue du président De Gaulle, 85400 Luçon
8.
Rue du Général De Gaulle, 85800 Saint Gilles Croix De Vie
9.
Rue du Général de Gaulle, 85600 Montaigu
10.
Rue De Gaulle, 85580 Saint-Denis-du-Payré
11.
Rue Gén de Gaulle, 85140 Les Essarts
12.
Rue Général de Gaulle, 85130 Landes Genusson
13.
Rue du Général de Gaulle, 85350 L'Ile-d'Yeu
De Gavardie (1878-1915)
De nombreux espérantistes périrent sur le front durant la
première guerre mondiale. L’Historio de Esperanto en
trois volumes de Louis Courtinat cite un certain De Gavardie, de La
Roche-sur-Yon, qui mourut en 1915. Elle indique seulement que l’on trouva dans
ses poches toute une provision de livrets Esperanto et Croix-Rouge.
L’espéranto fut effectivement utilisé par la Croix-Rouge durant la première
guerre mondiale. Des expériences réalisées lors du Congrès Universel d’Espéranto
de Dresde, en 1908, avaient montré que des sauveteurs de diverses origines
linguistiques pouvaient en un temps record comprendre et exécuter des ordres précis
en espéranto, chose inconcevable avec d’autres langues. D’après des précisions
et des photocopies de documents d’État-civil transmises par M. Jean-René
Corbineau, de La Roche-sur-Yon, il apparaît qu’il est né le 13 mai 1878 à Saint
Sever. Capitaine au 293ème régiment d’infanterie, en garnison à La
Roche-sur-Yon, il est décédé des suites de ses blessures à la Fère Champenoise
le 7 septembre 1914, à deux heures du matin, donc quelques semaines seulement
après le début des hostilités. Il a été déclaré "Mort pour la France"
dans un document signé par l’officier d’État-civil le 20 juillet 1915. Le nom
de Pierre Dufaur de Gavardie de Monclar figure sur le monument aux morts de la
guerre de 14-18 de La Roche.
·
Rond-point Jean de Gavardie
Descartes (1596-1650)
Dans une lettre au père Mersenne, René
Descartes avait écrit, le 20 novembre 1629 : “J’oserais espérer une
langue universelle, fort aisée à apprendre, à prononcer et à écrire, et ce qui
est le principal, qui aiderait au jugement. Or je tiens que cette langue est
possible.” Le latin était alors la langue universelle mais, trop
complexe pour la majorité des peuples, et accessible seulement à l’élite
intellectuelle, il suscita des critiques linguistiques de contemporains de
Descartes que furent l’évêque anglais John Wilkins et l’humaniste morave Jan
Amos Komensky (non latin : Comenius ; 1592-1670), père de la pédagogie
moderne, qui prêta une grande attention à l’idée de création d’une langue
commune, ce qu’ignorent superbement les eurocrates dans la présentation du
programme "Comenius". Wilkins (FR, EO) et Komensky (FR, EO) envisagèrent
tous deux la possibilité d’une langue inventée.
·
Rue Descartes
Diderot (1713-1784)
L’idée de langue a
posteriori, construite à partir de langues existantes, apparaît dans L’Encyclopédie
de Diderot et d’Alembert (1765)
qui comporte un article intitulé “Langue nouvelle” de M. Faiguet. Ce n’est
qu’une esquisse de grammaire régulière et simplifiée qui, sous cet aspect, préfigure
l’espéranto. Le philosophe, mathématicien et encyclopédiste Jean le Rond
d’Alembert (1717-1783) aborda lui-même le problème d’une langue philosophique
universelle.
·
Impasse Diderot
Diesel (1858-1913)
Inventeur du moteur à combustion interne qui porte son nom,
Rudolf Diesel a
exprimé un avis qui n’a rien perdu de son actualité : “Je considère
cette langue du point de vue de l’ingénieur dont les efforts s’orientent vers
l’économie d’énergie... Le but de l’espéranto est d’économiser du temps, de l’énergie,
du travail, de l’argent et d’accélérer, simplifier les relations
internationales. De ce point de vue, il est difficile de comprendre les
oppositions, telles qu’elles apparaissent encore contre l’adoption d’une chose
si utile pour l’humanité. Je considère l’espéranto comme une nécessité pour la
paix et la culture.”
·
Rue Diesel
Doumer (1857-1932)
Président du Sénat, puis de la république, Paul Doumer déclara,
en 1910 : "On n’a pas le droit de ne pas savoir ce qu’est la
langue artificielle du Docteur Zamenhof. Je ne me convertirai peut-être jamais à
la foi espérantiste, mais, du moins, je la connaîtrai et je donnerai quelques
heures à l’étude de la langue elle-même."
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Rue Paul Doumer
Autres lieux publics au nom de Paul Doumer en Vendée
:
·
Avenue Paul Doumer, 85100 Les Sables-d'Olonne
Du Bellay (1522
- 1560)
Connu, entre autres, pour son ouvrage Défense et
illustration de la langue française (1549), Joachim du
Bellay avait, bien avant Alain et Colette, perçu la difficulté
d’apprendre une langue "Oh hélas ! Comme il serait mieux s’il
existait dans le monde seulement une langue naturelle au lieu d’employer tant
d’années pour apprendre les mots ! Et cela nous le faisons jusqu’à l’âge
très souvent où nous n’avons plus la capacité ni le temps de nous occuper de
plus grandes choses."
·
Passage du Bellay
Autres lieux publics au nom de du
Bellay
·
Impasse du Bellay, 85180
Château-d'Olonne
Duviard (1889- 1965)
Professeur de lycée, écrivain, romancier, Ferdinand
Duviard occupe
une place tout à fait à part dans la présente recherche puisqu’il a été l’un
des pionniers de l’espéranto en Vendée. Né en 1889, il apprit l’espéranto à 16
ans, en 1905, l’année du premier congrès universel d’espéranto
(Boulogne-sur-Mer). Il résida jusqu’en novembre 1915 au n° 6 de la rue
Molière, à La Roche-sur-Yon, avant de s’installer en région parisienne, à
Coulommiers. Il écrivit de nombreux articles et s’occupa beaucoup des jeunes.
Avec le journaliste Charles Pichon, de Saumur, il fonda la Fédération Française
des Jeunes Espérantistes. Son nom figure dans l’Enciklopedio de
Esperanto éditée à Budapest en 1933 (version
réticulaire). Il était beau-frère de Carlo Bourlet (FR, EO), décédé à 47 ans,
celui dont Zamenhof, le père de l’espéranto, reconnut les immenses mérites. Les
épouses de Bourlet et de Duviard étaient soeurs.
Ferdinand Duviard était
inscrit sous le n° 658 comme participant au Xe congrès universel d’espéranto
qui devait se tenir à Paris en 1914. Le succès de ce congrès magistralement
organisé par Carlo Bourlet, et pour lequel s’étaient inscrits 3759 espérantophones
de 50 pays, devait avoir un impact considérable. Il ne put avoir lieu puisque
la guerre fut déclarée précisément le 2 août, le jour où il devait s’ouvrir au
Gaumont-Palace.
Durant la première
guerre mondiale, de grands efforts furent consacrés à la recherche des disparus
et des prisonniers. Dans une rubrique intitulée La presse française,
le numéro de janvier-mars 1916 indique :“Nous trouvons des communiqués
sur l’Espéranto et les services rendus par les Esperantistes depuis la guerre à
divers points de vue, dans les journaux dont nous donnons les noms ci-dessous.
Nous remercions sincèrement lesdits journaux ainsi que les amis esperantistes
qui ont fait insérer ces articles.” Sous le titre “Un
succès de l’Espéranto”, le journal La Petite Gironde du
9 août 1915, fit remarquer l’effort des espérantistes concernant la recherche
des disparus et les résultats obtenus. La France de Bordeaux écrivit :
“Le Groupe de La Roche-sur-Yon a obtenu de tels résultats, que le Groupe de
Nantes va organiser un service semblable”. Le Temps du
18 août inséra le communiqué du groupe d'espéranto de La Roche sur la question
des disparus et un autre du Mans.
·
Chemin Ferdinand Duviard
Eiffel (1832-1923)
L’ingénieur Gustave Eiffel fut à l’origine d’une
tour dont la construction fut très controversée. Une autre controverse existe à
son sujet : certains lui attribuent l’invention du porte-jarretelles,
d’autres seulement celle de sa fixation. Quoi qu’il en soit, si l’on passe du
haut des bas à un haut débat, il est certain que les travaux de construction
ont commencé l’année même où parut le premier manuel d’espéranto, en 1887. En
1910, Eiffel déclara : "Sans avoir eu le courage de m’y mettre une
bonne fois, ce que mon grand âge rend excusable, je ne manque jamais de le
recommander aux jeunes, comme l’une des connaissances les plus faciles et les
plus utiles que l’on puisse acquérir."
·
Rue Gustave Eiffel
Autres lieux publics au nom
d'Eiffel en Vendée :
1.
Rue du Pont Eiffel, 85320 Péault
2.
Rue Gustave Eiffel, 85300 Challans
3.
Rue
Gustave Eiffel, 85180 Château-d'Olonne
4.
Rue
Gustave Eiffel, 85500 Les Herbiers
5.
Rue
Gustave Eiffel, 85000 La Roche-sur-Yon
6.
Rue
Gustave Eiffel, 85700 Pouzauges
7.
Impasse Eiffel 85310
Saint-Florent-des-Boi
Einstein (1879-1955)
Prix Nobel de Physique en 1921, Albert
Einstein accepta
la présidence d’honneur du 3ème congrès de SAT (Sennacieca Asocio Tutmonda) qui
se tint à Cassel (Allemagne) en 1923, et dont la langue de travail est l’espéranto.
Cette attitude peut s’expliquer par des affinités entre lui, qui, à
contre-courant par rapport aux autres scientifiques allemands, s’opposa au
nazisme et à la barbarie, et SAT qui est une organisation socio-culturelle à
caractère anational (non national) dont l’indépendance d’esprit lui a valu d’être
interdite et persécutée sous les régimes totalitaires. [3]
En 1929, il s’était déclaré prêt à entrer au Comité d’honneur de la Ligue pour
l’introduction d’une langue internationale auxiliaire pour la stimulation de la
compréhension, de la paix et de la coopération entre les peuples.
·
Rue Albert Einstein
Farman (1874-1958)
Constructeur d’avions, premier pilote à avoir gagné le Prix
Deutsch-Archdeacon par un vol circulaire fermé de 1 km en 1908, Henri Farman était fermement
convaincu de la nécessité de l’espéranto. C’est en train, lors d’un voyage à
Vichy, que son ami Ernest
Archdeacon, pionnier de l’automobile et de l’aviation, passionné par la découverte
de nouveaux horizons ouverts par les sciences et les techniques (c’était l’époque
de Jules Verne), lui avait expliqué le mécanisme de l’espéranto. En préface à
un ouvrage d’Archdeacon [4], il écrivit : “Pour
moi, les occupations effroyablement absorbantes de mon métier de constructeur
d’aéroplanes, de pilote et de “professeur“, ne m’ont malheureusement pas encore
laissé libres les quelques heures nécessaires pour “parler couramment l’espéranto“;
mais je le lis à livre ouvert, et je l’écris assez facilement; j’ai même déjà
eu, une fois, l’occasion de l’utiliser dans ma correspondance commerciale.” Farman
reconnaissait déjà le caractère indispensable d’une langue internationale.
Dans une lettre de
janvier 1928, la direction des lignes Farman informa le Secrétaire Général de
la Ligue Internationale du personnel espérantiste des PTT qu’elle avait décidé
de faire apprendre l’espéranto à son personnel navigant. Depuis, l’anglais
s’est imposé dans l’aviation pour des raisons qui n’ont rien à voir avec ses
aspects linguistiques et, aujourd’hui, des rapports montrent que ce choix imposé
est à l’origine de nombreuses catastrophes aériennes.
·
Rue Henri Farman
Autres lieux publics au nom
d'Henri Farman en Vendée :
1.
Rue Henri Farman, 85180 Château-d'Olonne
2.
Square
Henri Farman, 85300 Challans
Flammarion (1842-1925)
Auteur d’ouvrages de vulgarisation scientifique,
l’astronome Camille Flammarion exprima plusieurs
fois le besoin d’une langue auxiliaire. Il rejoignait en cela certains de ses
contemporains qui furent de grands amis de l’espéranto tels que Jules Verne et
l’éminent géographe Élisée Reclus.
·
Impasse Camille Flammarion
Autres voies Flammarion en Vendée
:
·
Rue Camille Flammarion, 85100 Les Sables-d'Olonne
Fourier (1772-1837)
Le philosophe Charles
Fourier avait déjà prévu, dans son ouvrage Théorie de
l’unité universelle, que les relations entre les peuples atteindraient
un tel degré et une telle activité qu’elles emprunteraient les unes aux autres
des radicaux, des tournures de phrase et qu’une langue empruntant le meilleur
de ce qu’elles ont finirait par apparaître. Il pensait que ce serait une langue
riche et très belle, la seule digne d’une humanité unifiée parce qu’elle
contiendrait le génie de tous les peuples. On pourrait dire en cela qu’il annonçait
l’espéranto, qui apparut cinquante ans après sa mort, et qui est la
quintessence de ce que les langues ont de plus logique.
·
Impasse Charles Fourier
France (1844-1924)
“Je
crois que le premier peuple du monde est celui qui a la meilleure syntaxe”,
a écrit Anatole France (voir
Petit Robert au mot syntaxe), l’un des meilleurs stylistes de la
littérature française. Ce serait plutôt flatteur pour la communauté espérantophone
puisque l’espéranto se caractérise par une syntaxe très souple et d’une grande
limpidité. On lui doit aussi cette phrase qui correspond bien à la vocation de
l'espéranto : “Des rêves généreux
sortent des réalités bienfaisantes.“.
Il autorisa la traduction en espéranto de Crainquebille et
d'autres de ses nouvelles.
·
Rue Anatole France
Autres lieux publics au nom
d'Anatole France en Vendée :
1.
Rue Anatole France, 85100 Les Sables-d'Olonne
2.
Rue
Anatole France, 85360 La Tranche-sur-Mer
3.
Rue
Anatole France, 85800 Saint-Gilles-Croix-de-Vie
4.
Rue
Anatole France, 85270 Saint-Hilaire-de-Riez
5.
Rue
Anatole France, 85150 La Mothe-Achard
6.
Impasse
Anatole France, 85190 Aizenay
7.
Square
Anatole France, 85300 Challans
8.
Impasse
Anatole France, 85800 Saint-Gilles-Croix-de-Vie
Gandhi (1869-1948)
Mohandas
Karamchand Gandhi,
qui amena l’Inde à l’indépendance par la non-violence,
avait dit en 1931 : “Je suis pour un calendrier identique pour le monde
entier, comme je le suis pour une même monnaie pour tous les pays et pour une
langue auxiliaire mondiale comme l’espéranto pour tous les peuples.“ Il
avait en outre déclaré avoir lu la grammaire de l’espéranto et l’avait trouvée
si simple qu’il avait estimé pouvoir l’apprendre en vingt-quatre heures s’il
avait fait un effort. Bien qu’il le maîtrisait fort bien l’anglais, Gandhi
avait par ailleurs un avis négatif quant à la contrainte de l’apprendre (voir Tous
les hommes sont frères. Paris : Gallimard NRF, coll. Idées.
1969 ; p. 258 à 262) ou “Gandhi et l'anglais“.
“Plus de la moitié de notre temps a été accordée à l'apprentissage de
l'anglais et la maîtrise de l'arbitraire d'orthographe et de prononciation. Ce
fut une expérience pénible de devoir apprendre une langue qui ne se prononce
pas telle qu'elle s'écrit. Étrange fut l'expérience d'apprendre la
prononciation par coeur“ (Education).
Autres lieux publics au nom de Gandhi en Vendée
·
Rue
du Mahatma Gandhi, 85340 Olonne-sur-Mer
Herriot (1872-1957)
Édouard
Herriot fut président de
l’Assemblée nationale et membre de l’Académie française. En 1952, dans un
message au congrès universel d’espéranto qui, en 1937, s’était tenu à Oslo, en
Norvège, il avait écrit : “À l’occasion du 37ème congrès universel
d’espéranto, je suis heureux d’exprimer à nouveau ma sympathie envers le
mouvement pour l’espéranto. Je souhaite que l’attention des scientifiques soit
attirée sur les travaux de ce congrès et sur les services pratiques que peut présenter
l’espéranto. Je félicite les espérantistes pour leurs efforts en vue
d’atteindre une meilleure compréhension entre tous les hommes de bonne volonté.“ C’est
sous son gouvernement, en 1924, que fut abrogé le décret infâme de l'ancien
ministre de l’instruction publique Léon Bérard interdisant l'usage des locaux
scolaires pour l'enseignement de l'espéranto.
·
Collège Édouard Herriot
Autres lieux publics au nom d'Édouard
Herriot en Vendée
·
Place Edouard Herriot, 85400 Luçon
Hugo (1802-1885)
Victor Hugo n’a
pu connaître l’espéranto, dont le premier manuel n’a été publié que le 26
juillet 1887, deux ans après sa mort. Mais il exprima un avis favorable, comme
Lamartine et des autorités scientifiques telles que le
physicien Arago, au “Solrésol” (voir Ampère). Il fut excessif à propos du français
: “Vive la paix ! Vive la vie ! Il ne s’agit plus que de s’entendre. Or la
langue universelle est trouvée. Par toute la terre, la civilisation parle français.
A quoi, chez tous les peuples, reconnaît-on une intelligence ? à ce signe :
parler français“. Victor Hugo a écrit aussi : "L'utopie
d'aujourd'hui est la réalité de demain".
·
Rue Victor Hugo
·
École Victor Hugo
Autres lieux publics au nom de
Victor Hugo en Vendée :
1.
Avenue Victor Hugo, 85360 La Tranche-sur-Mer
2.
Rue Victor Hugo, 85400 Luc on
3.
Quai Victor Hugo, 85200 Fontenay le Comte
4.
Rue Victor Hugo, 85300 Challans
5.
Rue Victor Hugo, 85370 Nalliers
6.
Rue Victor Hugo, 85110 Chantonnay
7.
Rue Victor Hugo, 85190 Aizenay
8.
Rue Victor Hugo, 85150 Mothe Achard
9.
Rue Victor Hugo, 85250 Saint Fulgent
10.
Rue Victor Hugo, 85600 Montaigu
11.
Rue Victor Hugo, 85460 L'Aiguillon sur Mer
Jaurès (1859-1914)
Homme politique et écrivain, député de Carmaux, brillant
orateur, Jean Jaurès fonda
le Parti socialiste français en1901, le journal L’Humanité en
1904. Avec Jules Guesde et Édouard Vaillant, il dirigea la Section Française de
l’Internationale Ouvrière (S.F.I.O.) créée en 1905. Son hostilité à la
politique coloniale et à la guerre, lui valut d’être assassiné en 1914 par le
nationaliste Raoul Villain.
Lors du Congrès de
1907 de l’Internationale Socialiste, à Stuttgart, avec Édouard Vaillant, il
avait soumis la proposition d’utiliser l’espéranto dans les informations officielles
de l’Office Bruxellois de l’Internationale socialiste. C’est l’opposition d’un
social-démocrate allemand, Paul Singer, qui fit échouer leur démarche.
Aujourd’hui, pendant qu’Allemands, Français et autres sacrifient de l’argent,
un temps et des forces considérables à l’apprentissage de l’anglais, c’est à
Londres, dans le berceau de la langue anglaise, qu’un site multilingue
d’information syndicale, donc sociale, utilise l’espéranto : Labourstart.
·
Rue
Jean Jaurès, 85000 La Roche-sur-Yon
Autres lieux publics au nom de Jean Jaurès en Vendée
:
1.
Rue Jean Jaurès, 85460 La Faute-sur-Mer
2.
Rue
Jean Jaurès, 85370 Nalliers, Vendée
3.
Rue
Jean Jaurès, 85400 Luçon
4.
Rue
Jean Jaurès, 85800 Saint-Gilles-Croix-de-Vie
5.
Rue
Jean Jaurès, 85770 Velluire
Jean XXIII (1881-1963)
Le pape Jean
XXIII (1881-1963) avait déclaré “L’espéranto est la langue
universelle de notre époque.” Plusieurs papes se sont exprimés en faveur de cette langue,
dont Pie X, Bénédicte XV, Pie XI, Pie XII et Paul VI. Jean-Paul II a utilisé
l'espéranto en plusieurs occasions, en particulier à l'occasion de ses bénédictions
Urbi et Orbi, à Pâques et au jour de l'an. Benoît XVI perpétue cette
tradition. L'espéranto est l'une des langues utilisées par Radio Vatican.
·
Place Jean XXIII
Autres lieux publics au nom de
Jean XXIII en Vendée
1.
Promenade Jean XXIII, 85100
Les Sables-d'Olonne
2.
Lycée
Privé Jean XXIII, 85500 Les Herbiers
3.
Rue
Jean XXIII, 85260 Mormaison
4.
Boulevard
Jean XXIII, 85300 Challans
Joffre (1852-1931)
Maréchal de France, Joseph Joffre fut
membre du patronage du groupe d'espéranto d’Amiens.
·
Rue du Maréchal Joffre
Autres lieux publics au nom de
Joffre en Vendée
1.
Rue du Maréchal Joffre, 85520 Jard-sur-Mer
2.
Rue
du Maréchal Joffre, 85460 L'Aiguillon-sur-Mer
Kastler (1902-1944)
Alfred Kastler avait
accepté la présidence d’honneur du Centre Culturel d’Espéranto de Guebwiller,
sa ville natale. Physicien, prix Nobel 1966, il avait connu l’espéranto grâce à
son maître, Aimé Cotton,
physicien de renommée mondiale et espérantophone confirmé, qui fut président de
l’Académie des Sciences en 1913 et 1914.
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Collège Alfred Kastler
Autres lieux publics au nom
d'Alfred Kastler en Vendée
·
Rue Alfred Kastler, 85180
Château-d'Olonne
Lamartine (1790-1869)
Comme Victor Hugo, l’écrivain Alphonse de Lamartine avait
approuvé le “Solrésol”, projet de langue universelle de type “a priori”, donc
totalement artificielle, sans aucun lien avec quelque langue vivante que ce
soit. L’échec du Solrésol, comme celui du Volapük, poussa le monde
scientifique, politique et culturel à plus de circonspection par rapport à l’idée
de langue internationale construite. L’espéranto, qui s’est montré parfaitement
viable, en a souffert. Lamartine a dit : “Les utopies ne sont
souvent que des vérités prématurées.”
·
Rue Alphonse de Lamartine
Autres lieux publics au nom de
Lamartine en Vendée
1.
Rue Lamartine, 85130 Landes Genusson
2.
Allée Lamartine, 85340
Olonne-sur-Mer
3.
Rue
Lamartine, 85110 Chantonnay
Langevin (1872-1946)
Physicien, mais aussi militant politique, pacifiste et
antifasciste, Paul Langevin mit
au point, avec Henri Wallon, un projet de réforme de l’enseignement. A
l’inverse de nos ministres de l’Éducation nationale qui, de quelque bord que ce
soit, avec le ouï-dire pour seule référence, affichent un parfait dédain à l’égard
de cette langue depuis des décennies, il avait tenu à examiner la question de
plus près : "Il importe avant tout de s’en tenir à une langue.
L’essai de l’ espéranto a été concluant. Il vit, il prospère, il répond à tous
les besoins auxquels doit répondre une langue auxiliaire. Assurons le développement
de l’ espéranto, et de lui seul."
·
Rue Langevin Wallon
Autres lieux publics au nom de
Lamartine en Vendée
·
Collège Paul Langevin, Les Sables d'Olonne
Lumière (1864-1948)
Inventeur du cinématographe, Louis Lumière fut
l’un des 42 savants signataires d’un voeu émis en 1924 par l’Académie des
Sciences en faveur de l’enseignement de l’espéranto et de son application
pratique : “Je suis convaincu que la généralisation de l’emploi de
l’espéranto pourrait avoir les plus heureuses conséquences en ce qui touche les
relations internationales et l’établissement de la paix universelle. Mais il
conviendrait d’inscrire l’obligation de son enseignement dans les programmes
scolaires, semble-t-il. L’effort qui serait demandé aux jeunes gens après
l’instruction primaire qui doit, à mon avis, se limiter à l’étude de la langue
maternelle, serait peu de chose et préparerait ainsi très facilement la
jeunesse à l’échange international des idées et des transactions de toutes
sortes. Ce n’est que par l’obligation qu’une telle instruction pourrait être
effective et efficace." Voir en section "Documents", 1924 : 42
membres de l’Académie des Sciences reconnaissent et recommandent l’espéranto
·
Rue Louis Lumière
Autres lieux publics au nom de
Lumière en Vendée
·
Rue Frères Lumière, 85340 Olonne sur
Mer
Roger Martin du Gard (1881-1958)
Écrivain et Prix Nobel de littérature (1937) Roger
Martin du Gard estimait que “L’adoption de l’espéranto faciliterait
entre les hommes les échanges spirituels et matériels.” Dans
son roman Les Thibault, qui lui valut, en 1937, le prix Nobel de littérature,
il mit en scène trois homme qui parlaient une langue qui n’était ni l’espagnol,
ni l’italien et faisait dire à l’un d’eux, le professeur Charpentier, de
Lausanne, que l’un des besoins urgents pour l’humanité était de lui donner une
langue universelle, et que l’adoption de l’espéranto, comme auxiliaire de
toutes les langues nationales, aiderait beaucoup dans les relations humaines
spirituelles et matérielles. Il plaisait à ce professeur de s’appuyer sur la
haute autorité de René Descartes qui, dans une lettre au Père Mersenne, avait
exprimé dans des formes précises son souhait de créer une langue universelle
qui aurait été facile à apprendre, à prononcer, et ce qui aurait été plus
important, aurait aidé à penser.
·
Impasse Roger Martin du Gard
Mitterrand (1916-1996)
Le 13 mai 1974, dans un courrier adressé au président d’une
association d’espéranto, François
Mitterrand avait
écrit : "J’ai lu votre lettre avec intérêt. Par tradition et par
vocation le Parti Socialiste est, vous le savez, résolument internationaliste.
Tout ce qui favorise le rapprochement des peuples et qui permet une meilleure
compréhension internationale ne peut que recevoir mon total soutien. C’est vous
dire avec quelle sympathie mes amis et moi suivons depuis longtemps l’action
que vous menez en faveur de l’espéranto.
L’enseignement de cette langue correspond à un idéal de communication et
d’amitié entre les peuples par delà les barrières des langues et des races.
Nous sommes donc tout à fait partisans d’un tel enseignement et d’une aide de
l’Éducation nationale permettant sa diffusion. Il y a encore, je le sais, des
habitudes à vaincre et des réticences à surmonter. Mais avec votre appui, je
suis sûr que nous y parviendrons.
Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de mes sentiments
les meilleurs."
François Mitterrand
Autre
lettre du candidat François Mitterrand à l'auteur du présent document.
·
Place François Mitterrand
Autres lieux publics au nom de
François Mitterrand en Vendée
1.
Rue François Mitterrand, 85340 Olonne-sur-Mer
2.
Avenue
François Mitterrand, 85340 Olonne-sur-Mer
3.
Avenue
du Président François Mitterrand, 85200 Fontenay-le-Comte
4.
Place
François Mitterrand, 85270 Saint-Hilaire-de-Riez
Monnet (1888-1979)
Considéré comme l’un des pères de l’Europe, Jean Monnet souligna
en diverses occasions l’erreur qui avait été commise lors de sa fondation.
Ayant eu écho de l’avis du professeur Friedensburg, bourgmestre de Berlin et députés
du Bundestag, président de l’Institut allemand de recherche économique, qui
avait écrit “l’unification de l’Europe aurait fait des progrès beaucoup plus
rapides et plus efficaces si nous avions un moyen commun de nous entretenir
directement”, Jean Monnet confirma : “Friedensburg a raison. Il
aurait fallu commencer aussi par la langue et par la culture.”
·
Rue Jean Monnet
Autres lieux publics au nom de
Jean Monnet en Vendée
·
Collège Jean Monnet,
85180 Château d'Olonne
·
Lycée Polyvalent Jean Monnet, 85500 Les Herbiers
·
Boulevard Jean Monnet, 85300 Challans
Montesquieu (1689-1755)
Charles de Secondat,
baron de la Brède et de Montesquieu perçut depuis dès
1728 ce que bon nombre de têtes pensantes de ce début de troisième millénaire
ont été incapables de remarquer alors que l’Union européenne patauge dans les
problèmes de communication linguistique dont, en premier lieu, celui de l’inéquité :
“La communication des peuples est si grande qu’ils ont absolument besoin
d’une langue commune.”
·
Rue Montesquieu
Napoléon 1er (1769-1821)
Le lieutenant qui, à Auxonne, en 1790, avait signé
“Buonaparte” cette lettre adressée aux grands pour obtenir de l’avancement était
sans doute fâché avec l’orthographe de la langue française : “Si ce
travaille avait déjà paru je ne vous importunerais pas. Je sais qu’alors il ne
reste qu’à obéir, mais dans l’état des choses je me flatte que vous daignerez
vous inttéresser à moi. Je concerverai de votre bonté un souvenir reconnécent.
Avec respect.
Votre très humble et très obéissant serviteur”
L’un des descendants
de son frère Louis, le Prince Rolland Bonaparte (1858-1924), effectua de
nombreux voyages scientifiques et devint membre de l’Académie des Sciences. Il
fut l’un des 42 signataires du voeu émis en 1924 par l’Académie des Sciences.
Son avis sur l’espéranto n’était pas qu’un simple geste de complaisance :
“J’ai fait une étude de l’espéranto, et j’ai pu apprécier la valeur de cette
langue. L’union de tous les hommes est absolument désirable, c’est un idéal
malheureusement difficile à réaliser. Il faut donc accueillir avec une grande
joie tous les progrès capables de les rapprocher. Eh bien, pouvoir se
comprendre et parler la même langue est un progrès des plus certains. Je crois
que tous les efforts que vous [les espérantistes] faites pourront avoir un jour
un excellent résultat et nous permettront de dire que nous sommes tous réellement
citoyens du monde.”
Cet avis va dans le
sens d’un type de relations entre les peuples reconnu trop tardivement par Napoléon 1er,
c’est-à-dire le triomphe de l’esprit : "Savez-vous ce que j’admire
le plus au monde ? C’est l’impuissance de la force à fonder quelque chose.
Il n’y a que deux puissances au monde : le sabre et l’esprit. A la longue,
le sabre est toujours vaincu par l’esprit." Il avait tenu ces propos
auprès de l’écrivain Louis de Fontanes (1757-1821) qu’il avait nommé grand maître
de l’Université à partir de 1808. Cette reconnaissance venait un peu
tard : les guerres napoléoniennes ont fait plus d’un million de morts,
exacerbé les nationalismes et attiré l’hostilité de toutes les nations d’Europe
contre la France.
·
Place Napoléon
Autres lieux publics au nom de
Napoléon en Vendée
1.
Rue Napoléon, 85320
Château-Guibert
2.
Rue Napoléon 85100 Les Sables d'Olonne
3.
Avenue Napoléon 1er, 85540 Moutiers-les-Mauxfaits
Newton (1642-1727)
Mathématicien et physicien anglais, Sir Isaac Newton s’efforça
de construire une langue universelle. Des notes à ce sujet se trouvent dans un
manuscrit non publié qu’il aurait probablement écrit avant son entrée, en 1661,
au Trinity College de Cambridge. Le premier manuscrit, de 40 pages, est une
esquisse, le second, de 15 pages, un schéma.
·
Impasse Newton
Autres lieux publics de Vendée au
nom de Newton :
·
Rue de Newton, 85500 Les Herbiers
·
Rue
Newton, 85300 Challans
Nietzsche (1844-1900)
Linguiste avant de devenir écrivain et philosophe, Friedrich Nietzsche occupa
une chaire de philologie à Bâle en 1869. En 1878, il écrivit dans “Humain
trop humain” : "Apprendre plusieurs
langues remplit la mémoire de mots, au lieu de faits et d’idées, quand cette
faculté ne peut chez tout homme recevoir qu’une certaine quantité déterminée de
contenu. Mais comme le commerce des hommes devient de jour en jour plus
cosmopolite (...), il faut avouer que l’étude de plusieurs langues est en ce
moment un mal nécessaire ; mais aussi il finira, en arrivant à l’extrême,
par forcer l’humanité à trouver un remède. "Et dans un avenir aussi
lointain qu’on voudra, il y aura pour tout le monde une langue nouvelle
artificielle qui servira d’abord de moyen de communication au trafic, ensuite
aux relations intellectuelles, aussi certainement qu’il y aura un jour une
navigation aérienne.
"Autrement, à quoi serait-il bon que la linguistique ait étudié, pendant
un siècle, les lois du langage et apprécié, dans chacune des langues, ce qu’il
y a de nécessaire, d’utile et de réussi ?".
·
Rue Friedrich Nietzsche
Palme (1927-1986)
Avant de devenir premier ministre suédois, de 1982 jusqu’à
son assassinat en 1989, Olof Palme avait
écrit en 1976 à SLEA-Informilo, bulletin de l’association suédoise
des travailleurs espérantophones, qu’il était convaincu de l’existence d’un
lien entre la soif de connaissances, la participation à la vie internationale
et l’apprentissage de l’espéranto parmi les travailleurs suédois des années
vingt et trente du XXème siècle. “Il est tout à fait évident qu’il aura à
l’avenir une grande mission dans l’accélération de la compréhension et de la
coopération internationales“, avait-il écrit. Il ne s’était pas trompé en
cela puisque, surtout grâce à Internet dont il constitue le complément
linguistique extraordinaire, même pour ceux qui connaissent l’anglais dominant,
l’espéranto est de plus en plus utilisé là où l’anglais et le multilinguisme révèlent
des insuffisances.
·
Rue Olof Palme
Perrin (1870-1942)
Physicien, prix Nobel de physique 1926, Jean Perrin fut
l’un des 42 membres de l’Académie des Sciences qui, en 1924, signèrent un voeu
en faveur de l’enseignement de l’espéranto et de son application pratique.
·
Rue Jean Perrin
Autres lieux publics de Vendée au
nom de Jean Perrin :
·
Rue Jean Perrin, 85340
Olonne-sur-Mer
Pissarro (1830-1903)
Le nom du célèbre peintre Camille
Pissarro n’est pas directement lié à l’idée de langue
internationale, mais son quatrième fils, Rodolphe, peintre et sculpteur, dont
le pseudonyme était Ludoviko Rodo, était un militant espérantiste. On lui doit
entre autres ce portrait d’Albert Einstein et un buste du Dr Zamenhof.
·
Impasse Camille Pissarro
Poincaré (1860-1934)
Raymond
Poincaré créa, avec Lucien Poincaré et Paul Brouchot, un projet nommé
“Ixessoire” fondé sur le grec classique mais qui resta dans les cartons. Homme
politique, plusieurs fois ministre, Poincaré reprocha vivement aux espérantophones,
en 1922, leur attitude face au traité de Versailles dont il fut pourtant dit
qu’il était “gros d’une guerre”, ce que la suite démontra. C’est précisément
à cette époque, où Hitler stigmatisa l’espéranto pour la première fois, lors
d’un discours vociféré à Münich, que le gouvernement français s’opposa
farouchement à toute discussion sur l’espéranto au sein de la Société des
Nations. Le ministre de l’instruction publique, Léon Bérard, alla même jusqu’à
interdire l’utilisation des locaux scolaires pour les cours d’espéranto. Le
gouvernement français commit une autre bévue aux conséquences désastreuses par
l'Occupation de la Ruhr qui, en 1923-1925, allait servir de tremplin à Hitler
dans l'opinion publique allemande. La circulaire de Bérard fut abrogée en 1924
par le gouvernement d’Édouard Herriot.
·
Rue Raymond Poincarré
Rabelais (1494-1553)
L’écrivain, médecin et humaniste François Rabelais avait
déjà perçu le caractère superficiel de l’opposition entre langues naturelles et
artificielles : “C’est erreur de dire que nous ayons langage naturel :
les langues sont par institution arbitraire et convention des peuples.” Son
avis fut confirmé au XXème siècle par des linguistes aussi éminents qu’Antoine
Meillet et Edward Sapir, et Michel Bréal, le père de la sémantique.
·
Rue Rabelais
Autres lieux de Vendée au nom de
Rabelais :
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Lycée François Rabelais, Fontenay-le-Comte
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Rue Rabelais, 85200 Fontenay le Comte
Reclus (1830-1905)
Renommé pour la qualité de ses travaux, le grand géographe Élisée
Reclus avait déjà observé l’étendue des applications de l’espéranto.
Dans son oeuvre magistrale “L’Homme et la Terre”,
il avait ainsi confirmé qu’il était bel et bien entré dans la vie : "Chose
curieuse, cette langue nouvelle est amplement utilisée déjà ; elle
fonctionne comme un organe de la pensée humaine, tandis que ses critiques et
adversaires répètent encore, comme une vérité évidente, que les langues ne
furent jamais des créations artificielles, et doivent naître de la vie même des
peuples, de leur génie intime. Ce qui est vrai, c’est que les racines de tout
langage sont extraites, en effet, du fond primitif, et l’espéranto en est, par
tout son vocabulaire, un nouvel et incontestable exemple. Quoi qu’il en soit,
une révolution aussi capitale que le serait l’adoption d’une langue universelle
ne pourrait s’accomplir, sans avoir dans la vie des nations les conséquences les
plus importantes en faveur de la paix et d’un accord conscient… L’inventeur de
l’espéranto et ceux qui, dans tous les pays du monde, lui ont donné un énergique
appui ne professent nullement l’ambition de remplacer les langues actuelles,
avec leur long et si beau passé de littérature et de philosophie; ils proposent
leur appareil d’entente commune entre les nations comme un simple auxiliaire
des parlers nationaux.”
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Impasse Élisée Reclus
Roux (1853-1933)
Directeur de l’Institut Pasteur, membre de l’Académie des
Sciences et de l’Académie de Médecine, le Docteur Émile
Roux avait
répondu à une lettre de Louis Poncet, candidat au doctorat : “Rien ne
prouve mieux l’utilité d’une langue internationale auxiliaire que l’exemple
rapporté dans votre thèse.
Entreprenant une enquête sur la réglementation de la vaccination préventive
contre les maladies typhoïdes dans les différents pays, vous avez fait usage de
l’espéranto pour demander des renseignements aux personnes autorisées, parlant
des langues que vous n’entendez pas. Le nombre des réponses que vous avez reçues
montre que l’espéranto est un précieux moyen de correspondance, puisqu’il vous
a mis directement en rapport avec des personnes compétentes que vous désiriez
consulter et vous a procuré, sans intermédiaires, les renseignements qui vous étaient
nécessaires.
Je vous félicite de l’initiative que vous avez prise et je souhaite que votre
exemple soit suivi.” [5]
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Rue du Docteur Roux
Sartre (1905-1980)
Jean-Paul Sartre,
qui refusa le Prix Nobel, avait exprimé son approbation de l’idée d’une langue
internationale à condition qu’elle ne tuât pas les langues et cultures
nationales. C’est précisément ce que peut et veut éviter l’espéranto. Son roman
La nausée et ses pièces Huis Clos et
La P... respectueuse ont été traduits et
publiés en espéranto.
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Allée Jean-Paul Sartre
Verne (1828-1905)
Président d’honneur du Club d’Espéranto d’Amiens, Jules Verne fut un grand ami de cette langue. Peu avant sa mort, il
avait commencé à écrire un livre intitulé Voyage d’études dans lequel il fit
dire à l’un de ses héros : “L’espéranto, c’est le plus sûr, le plus
rapide véhicule de la civilisation.” Ce roman inachevé a été
publié seulement en 1993 avec quatre autres récits sous le titre San
Carlos (Le Cherche Midi Editeur, Paris) à partir de documents
acquis par la Ville de Nantes grâce aux participations du Conseil Général des
Pays de Loire, du Conseil Général de Loire-Atlantique et de la Fondation de
France.
Nièce de Jules Verne, Mme Margueritte Allotte de la Fuÿe a écrit dans sa
biographie Jules Verne, sa vie, son oeuvre : "Il songe à
consacrer un volume à cette question, et juge que la clef du verbe humain, égarée
à la Tour de Babel, devrait être reforgée artificiellement" (p. 240).
Effectivement, Jules Verne commença à écrire un nouveau roman sous le titre Voyage
d'études. Il ne put malheureusement en rédiger que quelques chapitres. Ils
ne furent publiés qu'en 1993 dans un ouvrage intitulé San Carlos et autres
nouvelles inédites (éd. Cherche-Midi, Paris).
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Rue Jules Verne
Autres lieux publics de Vendée au
nom de Jules Verne
1.
École Publique Primaire Jules Verne, 85700 Pouzauges
2.
Rue Jules Verne, 85150 La Mothe Achard
3.
Rue Jules Verne, 85430 Aubigny
4.
Rue Jules Verne, 85350 L'Ile d'Yeu
5.
Rue Jules Verne, 85250 Saint-Fulgent
6.
Rue
Jules Verne, 85180 Château-d'Olonne
7.
Rue
Jules Verne, 85130 Les Landes-Genusson
8.
Rue
Jules Verne, 85350 L'Ile-d'Yeu
9.
Rue
Jules Verne, 85170 Belleville-sur-Vie
Voltaire (1694-1778)
“La
diversité des langues est un des plus grands fléaux de la vie”,
avait-il écrit. Comme beaucoup de grands classiques, François Marie Arouet, dit
Voltaire, a été traduit en espéranto. On doit par exemple à
Lanti (Eugène Adam), le fondateur de SAT, la traduction de trois de ses
oeuvres : “Kandid aŭ la optimismo, Zadig aŭ
la destino“ et “Senartifikulo“.
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Rue
Voltaire, 85000 La Roche-sur-Yon
Autres lieux publics de Vendée au nom de Voltaire
1.
Rue Voltaire, 85110 Chantonnay
2.
Impasse
Voltaire, 85180 Château-d'Olonne
3.
Rue
Voltaire, 85560 Longeville-sur-Mer
4.
Rue
Voltaire, 85460 L'Aiguillon-sur-Mer
Zamenhof (1859-1917)
Le Dr Zamenhof est
considéré dans de nombreux pays comme l’une des grandes figures de l’humanité.
Sa mémoire a été honorée de manières très diverses, comme le montrent les
exemples suivants. Jusqu’en avril 2000, les noms du Dr Zamenhof et de l’Espéranto
ont été attribués, dans 55 pays, à 1335 voies de circulation, monuments, lieux
ou édifices publics, à des arbres, etc. ; des plaques commémoratives ont été
consacrées à des pionniers de l’espéranto.
Le rond-point du Dr
Zamenhof a été inauguré le 18 septembre 1999 à La Roche-sur-Yon par
M. Jacques Auxiette, maire de La Roche-sur-Yon et conseiller régional des
Pays de Loire. Il a été, depuis, le point de départ ou/et de retour de voyages
de longue durée dans lesquels l’espéranto a joué un grand rôle. L'un autour du
monde, d’une durée de 23 mois, a été effectué en stop par Rachel Prual et David
Cholet du 15 juillet 2000 au 15 juin 2002. L'autre, pour lequel il a été le
point de retour d'un voyage prévu pour 4 ans autour de l'Europe, par Gudule Le
Pichon et Laurent Cuenot, partis en roulotte le 5 mai 1977 du Poiroux (Vendée)
avec une petite fille de six mois (Lola), et finalement revenus le 19 octobre
2002, au bout de 5 ans et demi, avec deux enfants (la même et Romain ;-).
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Rond-Point du Docteur Zamenhof
Zay (1904-1944)
Esprit novateur, député à 27 ans, ministre de l’Éducation
nationale à 31 ans, prisonnier politique à 36 ans sous le régime de Vichy,
assassiné à 39 ans par des miliciens, Jean Zay fut
le premier ministre de l’Éducation nationale, en France, à introduire l’espéranto
dans l’enseignement comme activité socio-éducative. Dans une biographie intitulée
Jean Zay (Éditions Corsaire), l’historien Marcel Ruby a écrit “Il
veut aussi être le défenseur de la culture universelle. C’est pour ça qu’il
soutient l’espéranto, langue de l’espoir…”. Beaucoup de villes, dont Paris,
ont donné son nom à des rues ou à des établissements d’enseignement.
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Rue Jean Zay
A noter que des oeuvres de Georges Brassens,
Albert Camus, Érasme, Antoine de Saint-Exupéry,
et bien d’autres cités ou non dans la présente recherche, et dont des rues de
La Roche portent les noms, ont été traduits en de nombreuses langues dont l’espéranto.
Comme Louis Braille et Valentin Haüy, en tant qu’ophtalmologiste, le Dr
Zamenhof s’est soucié de la vue des gens, mais aussi de la cécité
mentale dont certains font preuve.
Enfin, l’esprit qui anime l’espéranto va tout à fait dans le sens de ces
principes dont des rues de La Roche portent aussi les noms : Liberté,
Égalité, Fraternité Concorde, Droits de l’Homme.
Les Sables d’Olonne
Une rue porte le nom
d’Alfred Roux, instituteur, qui dirigea un cours d’espéranto
aux Sables d’Olonne autour des années 1936. Il fit connaissance de sa future épouse,
Odette
Roux, au sein du Syndicat des Instituteurs. En janvier 1941, elle adhèra au
Parti communiste clandestin, dont il était lui-même membre, et elle entra avec
lui dans la Résistance. Ils furent arrêtés en mars 1943. Alfred Roux mourut fin
juin, après trois jours d’interrogatoire, assassiné par l'occupant. Odette
parvint à s'évader et poursuivit la résistance sous une fausse identité. Elle
fut longtemps maire des Sables sous l'étiquette communiste à partir de 1945. Un
ouvrage de Fanny Proust, couvrant la période de 1917 à 1947, lui est consacré
sous le titre : Le jardin d'Odette, chronique d'une Vendéenne engagée (éd.
Arts et grains de mémoire). Un autre doit paraître pour la période de 1947 à nos
jours.
Luçon
L’architecte luçonnais Léon Ballereau fut
le tout premier pionnier connu de l’espéranto en Vendée. Une rue porte son nom.
Institutrice, Elisa Obalski guida des cours d’espéranto
à Luçon avant et après la seconde guerre mondiale. La Ville a consacré à sa mémoire
un foyer pour personnes âgées et une salle de réunions proche de la mairie.
Moutiers-les-Mauxfaits
Après délibération
ayant eu lieu le 28 juin 2007, lors d'une réunion du Conseil Municipal de la
commune de Moutiers-les-Mauxfaits, l'ensemble des membres, moins deux
absents excusés, ont décidé à l'unanimité que la voie unique du futur "Hameau
du Bois", comprenant une cinquantaine de maisons, recevra le nom de
"Rue de l'espéranto". Les travaux de terrassement ont commencé
le 6 juillet 2007 (photo ci-dessous). Elle mesure 585 m. Il semble que, de
toutes les rues Zamenhof ou de l'espéranto dans le monde, ce soit la seule à
avoir la particularité d'être circulaire.
Quelques
exemples à l'étranger
Ponts Esperanto à
Karlsruhe (Allemagne) et Szentes (Hongrie),
Esperanto Park à Wiener Neustadt
(Autriche) et à Budapest (Hongrie),
Zamenhof-Park à Leeuwarden
(Pays-Bas),
Colline Zamenhof (État de Goias, Brésil)
et à Kiralykut (Hongrie, près du “Belvédère Zamenhof“),
Île Espéranto sur le Danube, en
Bulgarie,
Fontaine Espéranto, à 4 km de Piliscsév (Monts Pilis,
Hongrie),
Clinique d’Ophtalmologie à Prilep (Macédoine),
Centre de soins Zamenhof à Tel Aviv, dans la
rue du même nom (Israël),
Navire Zamenhof (Pologne),
Avion de ligne Zamenhof (appareil TU-134 de
la compagnie LOT, Pologne),
Train Esperanto (Roumanie, ligne de
Bucarest à Sibiu, depuis le 24 mai 1998),
Salle de concerts Esperanto House à
New York,
Cloche Espéranto du Carillon de la Paix à
Stockum (Allemagne) ; autre cloche a reçu le nom “Espéranto“ à Castres
(France)
Musées d’Espéranto à Vienne (Autriche),
Szeged (Hongrie), Sant Pau d’Ordal (ou San Pablo de Ordal, Espagne), Gray
(Haute-Saône, France).
Remarque :
Toutes ces marques commémoratives sont désignées en espéranto sous le nom de “Zamenhof-Esperanto-Objektoj“ (ZEO)
dont une liste apparaît sur la version en espéranto de
Wikipedia, liste en Amérique;
site de photos “Zamenhof
Esperanto-Objektoj“.
Voir aussi : “Monumente pri Esperanto“.
Hugo Röllinger. Rotterdam : UEA. 1997. 112 p. Documents, statistiques,
graphiques, photos, et tableaux sur 1044 « ZEO » de 54 pays recensés
jusqu’à cette période. Cet ouvrage peut être très utile pour les démarches
visant l’attribution des noms du Dr Zamenhof et de l'espéranto à des voies de
circulation, des parcs, édifices publics, etc..
Curiosités
C’est un navire bananier qui, à Málaga,
reçut la première fois le nom “Esperanto” en 1896; il a servi jusqu’en 1966.
La rue de l’Espéranto la plus longue du monde mesure 4 km et se trouve à
São Sebastião do Cai (Brésil).
Le « ZEO » le plus nordique se situe à 1250 km du pôle Nord. Il
s’agit de la presqu’île de l’espéranto « Esperantoneset » dans l’île
norvégienne du Spitzberg. Ce nom lui a été attribué en 1924 ou 1929
Découverts respectivement en 1936 et 1938 par l’astronome finlandais Yrjö
Väisälä, deux astéroïdes, dont l’orbite se situe entre Mars et Jupiter, ont été
nommés respectivement “Esperanto” et “Zamenhof”.
En botanique (lichénologie), une variété de lichen a reçu le nom
“Zamenhofia” et, pour ce qui concerne l’entomologie, une espèce de scarabée
chinois a été nommée “Gergithus esperanto”. Il se distingue par cinq points
verts disposés en étoile, comme le symbole de l’espéranto.
A cela s’ajoutent des médailles frappées à l’effigie du Dr Zamenhof
(Pologne, Yougoslavie, France), des pièces de monnaie (Croatie), des flammes
postales et pas moins de 50 timbres-poste émis par les administrations postales
de divers pays, etc.
Lancée par la Nasa en 1977, la sonde spatiale “Voyager II” comporte
des messages de plusieurs pays en diverses langues destinés à des éventuels
extra-terrestres. Elle a quitté le système solaire en 1993. L’un des messages a
été prononcé en anglais et en espéranto par M. Ralph Harry, alors qu’il était
ambassadeur d’Australie à l’ONU.
Le
courrier suivant a été adressé aux maires des communes de Vendée.
Lors de son
Assemblée Générale, l’association Espéranto-Vendée a souhaité qu’une
proposition publiée dans le numéro de décembre 2008 de la feuille d’information
“Espéranto-Vendée“ ( http://esperanto-vendee.asso-web.com/uploaded/70-decembro2008lig-w.pdf
) soit transmise à tous les maires de notre département.
Il importe de préciser avant tout, en
cette période très difficile, que cette proposition n’a aucun coût financier,
qu'elle n'exige aucun surcroît d'effort, rien de plus que de l'attention : se
souvenir lorsque la question se pose.
Elle vise plus de justice et d’équité entre
les noms de femmes et d'hommes dans la désignation des voies de circulation et
des édifices publics. Il semble utile de rappeler que, de 1901 à 2008, 36 prix
Nobel sur 809 ont été attribués à des femmes et que 35 seulement ont été
concernées puisque l’une d’entre elles, Mme Marie Curie, l’a obtenu deux fois.
Il s’agit donc d’une action citoyenne
visant à rappeler que la proportion de noms de femmes attribués à des voies de
circulation et édifices publics ne reflète pas le nombre de celles qui ont accompli
de grandes actions et qui ont fait preuve de courage. Ce choix devrait
favoriser, à notre avis, une évolution vers une “mondialisation positive“ afin
de contrebalancer les aspects négatifs et destructeurs de la mondialisation économique.
De ce fait, ces femmes pourraient être non seulement de notre département, de
notre région ou de notre pays, mais aussi de tout autre pays du monde. À titre
d’exemple, Chirine Ebadi, Iranienne, prix Nobel de la Paix (2003), Wangari Muta
Maathai, Kenyane, première femme africaine prix Nobel de la Paix (2004), la
journaliste russe Anna Politkovskaïa, assassinée en 2006 à Moscou…
Nous proposons nous-mêmes, entre autres,
des femmes dont le nom est lié à la Langue Internationale espéranto, en
particulier la pionnière de l'aviation sanitaire Marie Marvingt; la plus
jeune des filles de l'initiateur de l'espéranto, Lydia Zamenhof, victime
de la barbarie nazie; et des femmes extraordinaires comme Helen Keller (États-Unis)
et Bertha von Suttner
(Autriche, prix Nobel de la Paix 1905). Pour plus de détails à leur sujet, voir
le numéro ci-joint d'"Espéranto-Vendée". Tous les noms indiqués
figurent dans l’encyclopédie “Wikipedia“ en français ou/et en espéranto.
Espéranto-Vendée appuie depuis plusieurs
années la démarche de vingt associations féminines d’Hiroshima à l’occasion de
la Journée Internationale
de la Femme. Nous souhaiterions pouvoir leur faire part du bon accueil reçu
par notre proposition aux maires de Vendée.
Nous vous remercions pour l'attention
que vous voudrez bien prêter à cette proposition.
Veuillez agréer, Monsieur le Maire,
l’expression de notre haute considération.
Henri Masson
Président d’Espéranto-Vendée
Coauteur de “L’homme
qui a défié Babel“ (L’Harmattan)
[1] Littré : “Biographie d’Ampère” in
Essay sur la philosophie des sciences, Paris, 1843
[2] “Germana Esperanto-Revuo“, 12
décembre 1966
[3] Le siège de SAT est aujourd’hui en
France : 67, avenue Gambetta, 75020 Paris
[4] “Pourquoi je suis devenu espérantiste ?“, Arthème Fayard, Paris,1910.
[5] “Feuillets Encyclopédiques“, Louis Perret. Lyon.
![]()
P.S. :
Que soient remerciés, pour la transmission de renseignements et documents :
Jean Amouroux, de Perpignan, Pyrénées Orientales
Jean-René Corbineau, de La Roche-sur-Yon
Yves Le Quellec, de Lairoux, Vendée